Que Reste-t-il de Proust ? À la Recherche du Temps Perdu comme Laboratoire de la Modernité Littéraire

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Que Reste-t-il de Proust ? À la Recherche du Temps Perdu comme Laboratoire de la Modernité Littéraire

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Title: Que Reste-t-il de Proust ? À la Recherche du Temps Perdu comme Laboratoire de la Modernité Littéraire
Author: Meunier, Séverine
Citation: Meunier, Séverine. 2012. Que Reste-t-il de Proust ? À la Recherche du Temps Perdu comme Laboratoire de la Modernité Littéraire. Doctoral dissertation, Harvard University.
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Abstract: L’argument initial, le laboratoire romanesque, fait glisser la thèse de la perspective “le roman et la science” à celle de "la science du roman". En présentant la Recherche comme observatoire et laboratoire humain et littéraire, le roman émerge autant comme outil de perception que comme objet d’investigation. Le premier chapitre montre l’intérêt du roman pour la science et les innovations technologiques, ainsi que les similitudes entre l’écriture et la démarche scientifique. La place des objets du quotidien dans la confection de l’œuvre ouvre la porte à la partie subjective du réel, aussi cruciale pour le narrateur qu’une description objective ou scientifique de phénomènes tel le passage du temps. La Recherche explore les zones inconnues du temps par le biais du sensible, déstabilisant ainsi le postulat de la relativité temporelle comme intrinsèquement scientifique. Apparaît une matière temporelle dont la nature change en fonction de la subjectivité du narrateur. La Recherche dévoile une relativité temporelle proprement romanesque qui remet en question la primauté d’une réalité scientifique par rapport aux vérités se dégageant des interstices textuels, et amorce la disparition de la chronologie au profit de l’organicité de l’œuvre. Ce désencrage temporel doublé du désengagement de l’auteur permet à une neutralité productive de s’épanouir et d’offrir une vision du monde inattendue. Le choix du neutre est observable dans la peinture des entre-deux masculin-féminin, la description presque comique des amitiés remodelées par l’affaire Dreyfus, et la particularité du style proustien. C’est grâce à cette neutralité que l’œuvre atteint un morcellement épistémologique productif ouvrant la voie à un renouvellement du genre romanesque. Le dernier chapitre répond à la question «que reste-t-il de Proust?». La fragmentarité, la plasticité du roman et la place de la fiction dans la cohésion narrative de la Recherche ressortent d’œuvres qui adoptent également un mode d’écriture autobiographique métissé. Cette nouvelle voix autobiographique se délivre du carcan de la confession et de l’introspection grâce à l’imaginaire. En brisant le pacte autobiographique, le souci d’authenticité s’évanouit laissant s’épanouir au-delà du canon le démon romanesque, et ouvrant la boîte de Pandore ou sur des réalités dérisoires ou sur un mode de l’intériorité.
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