Publication: Préservation des doublures et des bordures en tissu des cartes murales vernies du XIXe siècle : études de cas et appel à l'action
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Cette affiche présente le traitement de conservation de deux cartes murales vernies du XIXe siècles issus de la collection de cartes de Harvard, en mettant l'accent sur la préservation et la réutilisation de leur support en tissu et de leurs bordures en ruban d'origine. Bien que ces éléments textiles soient essentiels à l'aspect, au toucher et à la fonction des cartes murales vernies, mon expérience professionnelle a montré qu'ils sont souvent considérés comme secondaires par rapport à la carte elle-même et qu'ils sont fréquemment retirés et jetés. La réutilisation des textiles d'origine est généralement perçue comme un facteur allongeant inutilement le processus de traitement. Par conséquent, la plupart des stratégies de conservation consistent à remplacer les textiles d'origine par un nouveau support en lin, en mousseline ou en papier, à substituer de nouveaux rubans aux bordures, voire à supprimer complètement ces dernières. À travers cette affiche, je remets en question deux idées reçues dans la conservation des cartes murales vernies : que les éléments textiles doivent être jetés et que leur réutilisation prolonge inévitablement le traitement. Les cartes murales vernies sont précieuses pour les historiens, car elles constituent des sources essentielles documentant le développement des villes, des comtés et des régions des États-Unis au XIXe siècle. Ces cartes distinctives sont des objets composites composés d'encre, de papier, de tissu de coton, de ruban de soie, de bois tourné, de clous en fer et, bien sûr, de vernis – des matériaux choisis pour résister aux contraintes d'une exposition prolongée. Aujourd'hui, ces cartes sont généralement assombries et fragiles, ce qui justifie des efforts de conservation visant à restaurer leur lisibilité et leur intégrité structurelle, souvent au détriment de leur aspect et de leur texture historique. Ayant déjà traité de nombreuses cartes vernies dont le support et les bordures d'origine avaient été jetés par souci d'efficacité, j'ai vu dans ces deux cartes de Harvard l'opportunité d'explorer une approche alternative. L'affiche présentera un aperçu illustré, étape par étape, de ces traitements spécifiques aux textiles. La carte murale de Rhode Island (1832), tachée, délaminée et présentant des lacunes internes, a fait l'objet d'un nettoyage par buvardage et de l'ajout d'une couche intermédiaire de papier Tengucho teinté entre la carte et son support en tissu. La deuxième carte, celle d'East Bridgewater (1848), était partiellement déchirée et a été réparée localement à l'aide de bandes de renfort. Sa bordure en ruban fragile a été doublée de papier de soie préenduit et recousue en place en utilisant les perforations d'origine. Après traitement, les deux cartes étaient plus propres et en bon état, tout en conservant l'authenticité de leur structure composite. La réutilisation des textiles d'origine a naturellement rallongé le temps de travail nécessaire à l'élaboration de ma méthode ; cependant, j'ai constaté que les traitements ultérieurs des cartes seraient plus efficaces et plus économiques. Je me suis inspirée de l'expertise collective présentée dans la publication annuelle spéciale du Book and Paper Group, The Conservation of Varnished Wall Maps (2024). Si cette ressource précieuse aborde à juste titre les questions de dévernissage, les problèmes rencontrés et les considérations éthiques, j'espère que cette affiche élargira la discussion pour inclure une plus grande prise en compte des composants textiles de ces cartes historiques.